Biographie

Zeyno Arcan – Biographie

1977-1982 Etudes de danse au conservatoire de Essen, Folkwanghochschule, Essen : Travail avec Hans Züllig, Susanne Linke et Reinhild Hoffmann. Contrainte d’abandonner la danse professionnelle à la suite d’un accident. Début des études de communication visuelle, travail avec Gunter Rambow, Peter Weibel, Floris Neusüss à l’école des beaux-arts (HBK) de Kassel.

1984 Bourse du programme Erasmus pour un voyage d‘études aux beaux-arts de Barcelone, Toulouse et Paris.

1987 Prix de la Master Eagle Gallery à New York pour la réalisation d’une affiche et voyage à New York.

1988 Séjour de trois mois en Asie et en Australie. Peintures et dessins à même les termitières. Documentation photographique du voyage. Retravaille des photos en peinture.
Expose les peintures sur photo dans la galerie des beaux-arts en Allemagne et puis la galerie des beaux-arts à Toulouse.

1988-1989 Bourse du programme Erasmus : séjour à l’école des beaux-arts de Toulouse. Réalise « les Sept danses de la Vie », série de gravures grand format, en hommage à la danseuse Mary Wigman. Voyages d’études dans la Sierra de Guara en Espagne et poursuite du travail de peinture sur rocher photographié et retravaillé.
Exposition à la galerie des beaux-arts de Toulouse.

1990 Retour en Allemagne, présentation des « Sept Danses de la Vie » au Théâtre de Kassel (TIF) : une vingtaine de gravures, une centaine de dessins et un livre. Une partie des tableaux est suspendue dans l’espace sur scène, visible pendant quinze minutes pour un public assis en salle. Conçue comme un spectacle de danse avec un éclairage rythmé et ponctuel, l‘exposition est accompagnée de musique créée selon des documents de Mary Wigman par les musiciens René Beigang et Jörg Müller-Fest.
La même exposition est montrée par la suite au théâtre de Cugnaux, l’Oustal, et au Goethe Institut de Toulouse en 1991.

1992 Enseigne au Musée Ludwig-Forum à Aix-la-Chapelle. Développe une méthode d‘expression picturale issue de la danse, du mouvement et du rythme.
Rencontre avec le peintre Christophe Kopac. Bourse de travail dans un lieu mise à disposition par l’agence de Communication Roberts à Kassel. Travail sur le corps en mouvement et la communication gestuelle.
Exposition des résultats de cette expérience à la Galerie de l’agence Roberts et à la galerie Osterberg à Kassel.

1993/1994 Installation de son atelier en région parisienne (Alfortville). Voyage de trois mois en Indonésie et en Thaïlande.
Continue le travail sur la communication gestuelle à travers une peinture figurative.
Observation des réalités subjectives et objectives à travers une série de portraits photomaton pendant un an.
Etude de l’analyse transactionnelle au Centre Européen de Psychologie intégré à Paris ; Travail sur la communication et la manipulation. Début une psychothérapie.
Crée le  » jeu du Minotaure « , installation d’une série de tableaux presque identique représentant des victimes du Minotaure que le spectateur doit libérer du labyrinthe par une intervention extérieure, sous forme de jeu. Mise en place dans divers restaurants à Paris.
Exposition dans les usines à Ivry s/Seine dans le cadre des portes ouvertes du CREDAC, à l’espace du Rond Point Beaudricourt, Paris,…

1995/1996 Rencontre et collaboration avec Danielle Fiorentini, auteur de « l’Esthétique du Flash », une étude sur la transsémiotique de/dans l’art. Travail d’empreintes de corps sur toile.
Réalisation de la série « Grand écart à la mère », travail d’empreintes de corps et de danse sur la toile, en collaboration avec Danielle Fiorentini et le Prof. Georges Mollinier de la Sorbonne. La Théorie se matérialise. La matière trouve sa théorie.
Exposition dans les usines à Ivry s/Seine dans le cadre des Portes ouvertes, à l’espace du Rond Point Beaudricourt, Paris, à la Maison des Arts à Creteil CREART, à la Galerie Alain Lechar, Paris, à la Galerie Hugues de Pains, Troyes…

1997 Nouvel atelier dans la région de Perpignan. Mort de son conjoint Jean-Marie Bartel. Ne travail plus sur la communication, l’œuvre devient communication. Recherche et réalisation d’un symbole pour la vie « Signe de Vie » et réalisation d’une série d’objets intitulée « Secrets ». Travaille dans la nature. Empreintes et dessins sur le sable et sur la terre. Sculptures éphémères de tresses d’herbes. Distribution du « Signe de Vie » dans la nature. Travaux exécutés en partie avec l’artiste Laurent Joliton.
Exposition dans les usines à Ivry s/Seine dans le cadre des Portes ouvertes, à la Maison des Arts à Creteil (CREART), à la Galerie Hugues de Pains, Troyes, au Palais de Justice á Leipzig, Allemagne,…

1998 Travail sur des chênes lièges et des platanes dans la nature et en ville. Travail sur l’eau dans les canyons des Corbières et avec de l’eau sur du cuivre. Réalisation des « Tamagochi-Platanes » et la série des platanes avec son compagnon l’artiste Laurent Joliton. Intervention dans des lieux différents pour diffuser le « Signe de Vie ».
Exposition à Canet avec le groupe d‘artistes UN Espace, à Rabastens « six pieds sur terre » avec Christophe Pons, Bruno Foglia, Jean-Luc Favero, Greg Zanotti et Laurent Joliton, à Ivry s/Seine dans le cadre des portes ouvertes, …

1999-2001 Chargée de cours et stages à l’Association LEZARD, Perpignan. Développement du travail de la peinture expérimentale. Création d’un programme art et communication, qui met en relation les sentiments et désirs avec une réalité picturale pour rendre le ce que j’ai à dire visuellement accessible.
Partage son temps entre les “ chantiers ” pour la diffusion d’un “ Signe de Vie ” à Paris, Toulouse, Narbonne, Montpellier et Perpignan et de son atelier pour sa peinture par l’empreinte du corps. Grande exposition personnelle au Musée de Rabastens pour un “ Signe de Vie ”.

2000 Premier prix du trophée C.H.E.N.E. à Montpellier pour la recherche d’un « Signe de Vie ». Grande exposition au Palais des Arts à Toulouse avec Bruno Foglia et Christophe Pons où elle expose à nouveaux des tableaux monumentaux à base d’empreintes du corps et des colonnes géantes avec “ ceux qui y tiennent tellement ”. Cette grande exposition, consacrée à la peinture de la part des trois jeunes artistes et accueillie par un public et des médias enthousiasmés, suscite par ailleurs un débat sur “ l’impossibilité de faire encore de la peinture dans l’art actuel ” au sein du corps enseignant à l’école des beaux-arts.

2001 Début de la série “ Ceux qui … ”. Confirmation des observations faites depuis 1996, que l’empreinte de la peau de la personne qui devient l’acteur sur la toile, véhicule des informations de l’état préconscient (et peut-être inconscient) concernant ses désirs. Premiers observations sur la possibilité d’un transfère puissant entre les désirs préconscients du peintre et son acteur.

2002 Inscription à l’Université Paris 8 “ Sciences, Technologies et Esthétiques de l’Art ” pour faire une thèse sur ces recherches. Mise en relation du langage du corps entre la danse et son travail pictural ainsi que de l’état préconscient et la création artistique.

2003 Obtention du DEA avec “ mention très bien ” et continuation des recherches sur le transfère acteur/peintre et les transactions peintre/public en doctorat.